24.07.2005

Erreur dans la parure

Le témoin

"Aujourd’hui, j’ai le plaisir de vous faire lire de l’archive de mes écritures "une erreur dans la parure" avec une nouvelle lecture." En faisant un tour au tour de la pièce "la parure". Bien sûr, en passant par Maupassant !!! Le point commun entre la parure de Maupassant et celle que je vous raconte maintenant, c’est que la dame Loisel qui a perdu la parure de Maupassant, s’est mariée au XVI siècle, le temps où les femmes achètent leurs hommes. Quant à notre dame, Madame Libidus, elle s’est mariée avec Iblissinus à la sortie de la « Moudawana », le temps où les femmes se dévoilent. Mais, toutes les deux sont belles et pauvres. !!!"

 

1 - 2 - 3

Silence... on les tourne !

 

Acte : 1

Libidus, la femme d’Iblissinus

Le chauffeur d’un haut supérieur,

A ciblé la parure

De sa voisine Bent Kabbour

La pauvre femme de ouled Kaddour surnommé Bacchus

Le chat noir d’Iblissinus.

 

Acte : 2

Un jour l’occasion se pose !

Iblissinus serait invité avec son épouse

Chez son supérieur

Mais comme Libidus est pauvre

Elle a demandé à Bent Kabbour

La femme de Bacchus

Qui connaît bien Libidus

Ainsi que son mari Iblissinus

Plus qu’eux connaissent leur poche.

 

Libidus :

"Dis-moi ma voisine, ma très  belle copine.

Peux-tu me prêter, ta belle parure

Pour quelques heures ?

Parce que moi, comme tu ne le sais pas

Je suis invitée avec mon mari

Chez son supérieur.

Et en contre façon

Je vais te laisser un chèque à blanc ! »

 

Bent kabbour

La  femme pauvre, du pauvre Bacchus

L’ennemi n°1 d’Iblissinus

A accepté l’idée

Mais avec une condition

 "le chèque sera écrit au nom

De ouled Kaddour, son mari"

 

Séquene : 3

Temps mort.

 

Dans un laps de temps

Libidus se montre chèque en main

En demandant à Bent Kabbour

De lui donner la parure.

 

Le soir

Chez le supérieur, Libidus n’arrête pas

De se montrer avec sa parure.

Et Iblissinus ne manque pas de se venter

Devant les invités

En montrant avec son doigt sa femme et sa parure

 

La tombée de la nuit

Iblissinus a bu du whisky

Et a failli causer l’ennui, entre les invités

Qui sont bien classés.

 

A minuit

Toutes les femmes invitées ont insisté

De voir Libidus danser !

 

Libidus :

"Vous désirez me voir danser ?

Apportez-moi

Une (Kaâda)

Mettez-moi

La (Jarra) !

Et je vais vous montrer ce que je suis ... "

 

La femme du supérieur murmure

Dans les oreilles de son planton, le serviteur de la maison.

 

A la première heure

Tout ce que demande Libidus pour qu’elle danse

Est présent.

 

Libidus commence à danser toutes les danses.

De la Samba à la Rumba

Du Jerk au Rock

Du Swing au Reagge

Mais quand elle a commencé à danser le Twist

Tout le monde a quitté la piste...

 

Puis elle a pensé

Au flûtiste, Maitre oueld Sellam, Jet Retour le Marocain

Et au violoniste Maréchal Khleyfa, Mozart le Marocain.

Et puis elle a appelé "Al Âlwa"

Et danse, danse, jusqu’à la transe

Comme une malade mentale

Dans un état lamentable.

 

Ni Iblissinus, ni sa femme Libidus

Ne savent comment ils sont arrivés à la maison.

 

Le matin de bonne heure

libidus s’est levée sur quelques choses lui manquait

Hier soir chez le supérieur !!.

Mais comme

Ni elle, ni son mari peuvent poser cette question

Au supérieur

Dû à ce qu’ils ont fait hier !

Le silence les a hallucinés

Et sur le champs, dans un court temps.

Ils commencent à vendre

Tout ce qu’ils ont dans leur chambre

Pour rembourser Bacchus

Qui cherche à mettre Iblissinus

En prison depuis  longtemps !

 

En vingt quatre heure

Ils ont vendu même la voiture

La seule demeure

Qu’elle leur reste.

Et tous les deux

Sont devenus mus et émus

Devant la porte de la maison de leur voisin.

 

Libidus dit à Bent Kabbour :

"ô ! Bent kabbour, la femme du Dieu du vin et qui ne boit pas"

 

Iblissinus dit Ben Kaddour :

"Ô ! Bacchus, le chevalier errant qui ne refuse pas"

 

Et tous les deux parlent à la fois :

"Tenez cette modeste somme

Pas par grâce, mais par peur de notre échec, le chèque à blanc

Dont on vous demande pardon, pour ne pas nous mettre en prison !"

 

Ben Kaddour et Bent kabbour

Surpris de ce discours.

Ont pris l’argent, donné le chèque

Bouches bées

Et ont fermé la porte de leur maison !!!.

 

Et dans le dernier temps

Avec un autre ton, ils ont ri à haute voix

Tous les deux à la fois

En disant :

"Quelle connerie ! Quelle erreur ont-ils commis !

Comme ils sont cons !

Ils ne sont pas au courant que Maupassant

Est mort il y’a longtemps !

Et que l’erreur est dans la parure

Mais ils ne la savent pas !

Mais tout ce qu’ils savent

Rien que du blabla ! Parce qu’ils sont des ignorants

Ils n’ont jamais ni lu ni vu la pièce théâtrale intitulée : La parure !!!

Parce que moi, Ben Kaddour, ai acheté cette parure à ma femme Bent Kabbour lors d’un tour, que nous avions fait l’été dernier au moussem Moulay Abdellah de la ville de Mazagan au Maroc à un vendeur ambulant avec même pas dix dirhams équivalant à 1 Euro."

 Fin

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Kaâda : la base d’un tonneau coupé qui sert à laver les linges et danser sur elle.

Jarra : des solos du violon à la Marocaine pour la danse du ventre.

âlwa : Titre d’une chanson connue chez tous les Marocaines et Marocains. 

Moussem Moulay Abdellah : un festival de la fantasia connu au Maroc

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