Concept de mon Court-Metrage CIN: M16.05.03
Ce sera un projet d’intérêt institutionnel (une fiction) qui cible le Citoyen Marocain autant qu’il cible le citoyen du Monde.
Il aura une durée estimative. (18mn’)
Il sera articulé autour des rubriques suivantes :
Le synopsis :
Parfois, nous participons avec des gestes, des actions, des choses que nous ne contrôlons pas. Cela a une influence directe sur nos émotions et sur les choix que nous faisons.
Je partage avec vous le synopsis de ce court métrage, et vous laisse en tirer vos propres conclusions :
Hippolyte Taine dit :
« Pour être compris sans peine, il faut se donner beaucoup de peine. »
En silence, dans la ville de « pas de chance », comme l’avait nommée l’écrivain Driss Chraïbi l’auteur de « Passé Simple », un jeune pauvre orphelin des années quatre-vingt avait de la chance. Et avec cette chance, entre le passé et le présent, et malgré sa pauvreté, il a fini par voir la lumière.
Parce que « les sciences de toutes sortes, ainsi que les innombrables découvertes de la civilisation moderne, sont un des bienfaits de la pauvreté et un de ses fruits. L’encre avec laquelle ont été écrits tant d’ouvrages n’est autre que le produit des larmes de la misère et du dénuement…, et que, c’est dans les recoins oubliés de pauvres et sombres masures qu’elle a jailli… ».
Au printemps 2007, ce jeune homme va se trouver au bord d’une mer jeté comme un mort dans l’habit d’un prisonnier, coupable d’office et incapable de se retirer, impliqué dans une affaire qui a fait bouger tout un monde à la recherche d’une nouvelle identité vers un nouvel accès à la paix.
Enquête à la recherche de ‘‘ CIN : M160503’’
Carte d’identité d’un jeune citoyen, qui inconsciemment va trouver sur sa tête une étiquette collée, comme sparadrap avec un numéro: « M160503 », un citoyen qui distingue la différence entre l’hypocrisie et le sérieux et qui distingue aussi la différence entre un A et un triangle, et qui se trouve perturbé comme dans le triangle de Bermudes, pour des raisons purement culturelles, idée strictement personnelle.
Ce jeune, que nous allons le voir sur les premiers plans au générique, jeté entre les vagues, tors nu, pantalon d’un prisonnier, sa tête cachée dans une enveloppe (Bande Passante) prés d’une ancienne antenne Yagui et loin d’un bateau usé et cassé en deux, va nous plonger dans un monde où la réalité absolue devient relative, dans un monde où tout acte impossible est devenu possible avec consensus.
Un témoignage fou et furieux lorsqu’on pense que nous avions vu avec nos propres yeux des corps déchirés et des morts enterrés vivants dans le réel pas en virtuel á Qana au Liban pas á Cannes le festival du Cinéma.
Ce jeune homme va nous mettre dans le bain, pour passer á l’action sur une terre déserte qui est devenue une île des tombes.
L’action commence par le souffle du vent d’automne, vent de changement, le vent qui va changer les trois de métaphores de l’Esprit de Zarathoustra en quatre tons et chaque saison dans son temps, comme symphonie d’une vie á travers l’histoire avec un nouveau savoir vu d’une fenêtre de l’Espoir.
La force du vent d’automne va arracher l’enveloppe de la tête de notre jeune citoyen, pour la transmission du message, et en zoomant sur sa tête, on va voir un sparadrap (comme une étiquette) sur ses cheveux qui secrète son passé comme identité dans sa tête.
Avec du bruitage et des effets sonores, on va voir notre jeune citoyen, jeter dans l’espace pour le revoir assis, accroupis, ramasser ses mains sur ses pieds, lá où sa tête s’est reposée, ses cheveux cachés par du sparadrap.
Ce Brave jeune citoyen, va devenir comme une feuille du vent d’automne.
Il résiste et résiste encore contre le courant mais quand il va découvrir le Sparadrap sur sa tête, il va se trouver dans une cellule, une caverne, entouré des feuilles (sous formes des sparadraps) en manuscrit, comme un semeur d’une nouvelle culture.
Les gémissements et le mouvant de la tête vont répondre panoramiquement á tous les sens de droite á gauche et de gauche á droite, du haut en bas et du bas en haut, et dans chaque sens l’esprit du jeune citoyen se métamorphose :
A droite, voit les événements de l’Hiver 2005, le tsunami en Asie
A gauche, voit les événements de l’automne aux USA le 11 septembre 2001
En haut, voit les événements d’Eté 2004 et 2006, la canicule en France et la guerre du Liban
En bas, voit les événements du printemps 2003, le 16 Mai au Maroc.
Chaque mouvement en gros plan, soit par la tête soit par le visage, est dosé de messages, messages de silence qui va nous faire plonger dans un trou de peur et du courage, dans un monde plein de contradictions et de vengeances à l’aveuglette. Parce que le silence n’admet pas être au frigidaire.
Parce que dans le long de ce court-métrage, on va assister le jugement d’une identité et d’un identifiant identifiés « CIN : M160503 ».
Et sans se rendre compte, tout le monde va être impliqué dans une non-assistance á une vie en danger, et par se trouver dans son silence comme le lièvre des loups et le gibier des renards dans une forêt sans loi et sans règles du jeu.
Et, au contraire à la loi de la jungle et contre le courant, le vent d’automne va re-transporter notre jeune citoyen au bord de lamer á l’abri pour nous transmettre son message loin de transporter les sacs de drogues ou de dynamites, et loin d’être ou avoir brûlé.
Et c’est le pouvoir des mots et la vérité de l’Histoire qui vont libérer notre jeune citoyen, qui dans les trois dernières séquences, va nous envoyer son fort message dans un écran de télévision sur mer entre la terre et le ciel :
« CIN : M 160503 »
« 100/100 Fabriqué ici ».
Et si on décortique chaque lettre et chiffre de son identité, on va observer qu’il sauvegarde à la fois nos espoirs et aussi nos désespoirs :
C – Cas á la Kafka
I – Identité
N – Nation
:
M – Maroc
16 – le jour du 16
05 – le mois du Mai
03 – l’an 2003
Réalisateur : El Bachir Boukhairat